Envoi signé : « Au bon romancier de la Loire, à Maurice Genevoix, cordial hommage. Hubert Fillay, Blois, 19 août 22 ».
Écrivain solognot, né à Bracieux, à deux pas de Chambord, Hubert Fillay fut l’un des plus fervents défenseurs du régionalisme en Loir-et-Cher. Avocat au barreau de Blois, il fonde la revue Le Jardin de la France, puis, en 1922, l’association L’École de la Loire, qui réunit artistes et écrivains autour de l’identité du Val de Loire. Maurice Genevoix y sera naturellement associé.
Ce recueil de poèmes, publié l’année même de la fondation de l’École de la Loire, rend hommage à la symbolique des lanternes mortuaires, que l’on trouvait jadis à l’entrée des cimetières et sur les tombes. Plusieurs poèmes sont consacrés aux soldats morts au front, dans une veine élégiaque et locale à la fois. Il est probable que Fillay ait offert cet exemplaire à Genevoix après avoir lu Rémi des Rauches, paru peu auparavant, et qui marquait un tournant régionaliste dans l’oeuvre du romancier.
















