Un des 10 premiers sur vergé pur fil Lafuma (n° 1).
Ex-libris manuscrit en tête, daté du 27 février 1924, avec cette note à propos de la composition du roman : « [De Janvier au 29 Novembre 1922] ».
Le roman met en scène un ancien officier, Pierre Andrianne, qui a perdu un pied à la guerre et qui se lance dans une carrière politique, menant campagne pour une élection législative : le meeting qui ouvre le récit nous plonge dans les camps qui s’affrontent, certains prônant l’occupation militaire de l’Allemagne, d’autres voulant dépouiller le pays tandis qu’un autre, réformé, recommande la prudence et d’éviter l’humiliation du vaincu.
Roman de l’apaisement, il fait suite aux Eparges, l’ultime récit de guerre publié en 1923. Comme dans Jeanne Robelin, publié en 1920, Genevoix regarde la guerre de plus loin même que l’arrière front, géographiquement et littérairement. Pour autant, les deux récits ont toute leur place au côté des oeuvres de Genevoix qui formeront Ceux de 14 ; l’édition collective parue en 1998 chez Omnibus incorporera La Joie et Jeanne Robelin, ainsi que La Mort de près, rédigé en 1971.
Bel exemplaire, dans la reliure uniforme des exemplaires que Genevoix s’était faite faire pour sa bibliothèque personnelle.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.














