Un des exemplaires poinçonnés du service de presse.
Envoi signé : « à Georges Charensol, ces aventures lointaines dans l'espace et le temps, pour lui dire mon grand plaisir à le retrouver régulièrement, en très fidèle et très cordial hommage, Jean d'Ormesson ».
En 1971, Jean d’Ormesson publie son sixième roman aux éditions Gallimard. Si les cinq premiers n’ont jusqu’ici reçu qu’un succès d’estime – même si Au revoir et merci (1966) passera plus tard à la postérité -, celui qui n’est pas encore académicien remporte avec La Gloire de l’Empire l’adhésion du public et des critiques les plus exigeants.
Le roman met en scène un empereur fictif, Alexis, qui combat des envahisseurs. Pour ce travail d’imagination très réussi, Jean d’Ormesson obtiendra le grand prix du roman de l’Académie française et une véritable reconnaissance littéraire pour l’académicien, qui déclarait en 2015 que « La Gloire de l’Empire a changé ma vie. »
Bel exemplaire du premier tirage, offert à l’un des fondateurs du prix Renaudot en 1925, Georges Charensol – il fera partie de son jury jusqu’en 1984, soit la plus longue longévité à ce poste. Éminent critique – littéraire et de cinéma -, il est particulièrement (re)connu pour sa participation à l’émission « Le Masque et la Plume », où il forma aux côtés de Jean-Louis Bory un spectaculaire tandem, sachant ménager effets de bonne ou mauvaise foi, de 1964 à 1979.
François Morel, en 2012, donna même vie à leurs échanges en mettant en scène une adaptation de quelques-unes de leurs joutes, dans un spectacle intitulé Instants critiques.















