La Fin du Potomak
Un des 45 exemplaires sur pur fil réservés à l'auteur, parmi les 15 hors commerce (n° a).
Envoi signé : « Mon cher André [Gide] que vous dire ? Vous savez que je vous aime malgré tout. Jean ».
Cocteau, ainsi qu’il le notait dans son journal en janvier 1944 estime que c’est dans Essai de critique indirecte et ce Potomak qu’il aura mis le plus de lui-même. Le monstre gélatineux Potomak, visible dans le premier roman éponyme, est absent de cette nouvelle version de 1940, mais n’en continue pas moins de délivrer ses messages. Même ceux de l’apaisement envers André Gide : leurs rapports s’étaient envenimés au moment de la parution du même Potomak, en 1919, lorsque Gide s’en était pris aux poèmes du Cap de Bonne Espérance et au manque de compétence musicale de Cocteau.
Celui-ci avait répliqué de façon acerbe et leurs échanges depuis lors, avaient toujours été marqués d’un mélange d’estime et de rivalité intellectuelle. « Malgré tout » !

