La Couronne et la Lyre

Anthologie de la poésie grecque ancienne
Paris, Gallimard, (20 septembre) 1979.
1 vol. (150 x 215 mm) de 481 p. et [3] f. Broché, non coupé.
Édition originale.

Un des 30 premiers exemplaires sur vélin d'Arches (n° 24).

La Couronne et la Lyre est l’un des grands livres tardifs de Marguerite Yourcenar, et l’un de ceux où s’exprime le plus directement son rapport à la Grèce. Il ne s’agit pas d’une simple anthologie, mais d’un choix, d’une présentation et d’une traduction personnelle des poètes grecs anciens : un sujet qui l’occupe dès ses débuts, puisque, dès 1932, elle avait publié chez Grasset un Pindare, biographie du poète thébain et essai sur son oeuvre, qui montre déjà la profondeur de son attirance pour le monde grec. Cette fidélité ne cessera de traverser son oeuvre, d’Électre ou la chute des masques aux Mémoires d’Hadrien.

Avec La Couronne et la Lyre, Yourcenar veut retrouver, autant que possible, l’« écho du chant grec », l’allure, la contrainte musicale du poème et Pindare occupe naturellement dans cet ensemble une place particulière. Entre le Pindare de 1932 et les traductions reprises dans La Couronne et la Lyre, près d’un demi-siècle a passé : celui d’une décantation, presque un bilan, et Yourcenar relit la Grèce avec toute l’expérience d’une vie d’écrivain.

Publié en 1979, un an avant son élection à l’Académie française, La Couronne et la Lyre n’est pas étranger à la reconnaissance de ses pairs, maîtres es-langues. Il sera temps, l’année suivante, d’y accueillier une maîtresse.

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