La Condition humaine
C’est le deuxième livre de Malraux à la N.R.F., après Royaume farfelu, et son premier roman. Attendu, guetté, surveillé, et propulsé par Gaston Gallimard, qui souhaite, un an après Les Loups couronné du Goncourt face à Céline, enfoncer le clou avec le titre d’un auteur « maison » déjà réputé. La stratégie est efficace : le prix Goncourt lui sera attribué le 7 décembre 1933.
Dans sa déclaration officielle, l’écrivain, âgé de trente-deux ans, indique : « Il est d’usage, après tout prix littéraire, d’expliquer par quoi et comment le livre qu’on a écrit doit plaire à tous. Je désire qu’il n’y ait aucune équivoque sur le mien. J’ai essayé d’exprimer la seule chose qui me tienne à coeur et de montrer quelques images de la grandeur humaine. » Le prix Goncourt est décerné, au quatrième tour de scrutin, à André Malraux par cinq voix contre trois voix à Charles Braibant pour Le roi dort, une voix à René Béhaine pour La Solitude et le Silence et une voix à Paul Nizan pour Antoine Bloyé.
Les dédicaces sur des exemplaires en grands papiers sont rares.
Très bel exemplaire, soigneusement établi par Pierre-Lucien Martin.

