Un des 150 exemplaires sur Auvergne à la forme (n° 2 et 5).
L'exemplaire est enrichi d'une aquarelle originale en couleurs (200 x 150 mm) de [Jacob-Hians] légendée « les gourgandines » et d'un dessin sur calque en couleurs.
Poète libertaire et chansonnier majeur de la veine populaire française, Gaston Couté incarne l’une des voix régionales les plus âpres et les plus justes de la Belle Époque sociale. Né à Beaugency et élevé à Meung-sur-Loire, dans le Loiret, dans un milieu rural modeste, il forge très tôt une langue poétique nourrie de patois beauceron et d’argot ligérien. Proche des milieux libertaires, Couté publie chaque semaine des textes engagés qui dénoncent l’injustice sociale et l’exploitation paysanne, qu’il vient défendre dans les cabarets montmartrois. Jehan-Rictus salua en lui « un adolescent de génie » à la poésie rugueuse mais profondément incarnée. Il meurt précocemment en 1911, à l’âge de 31 ans, sans jamais n’avoir rien publié en dehors des parutions en revue de ses poèmes et chansons.
La Chanson d’un gas qu’a mal tourné rassemble la part essentielle de cette oeuvre brève mais fulgurante, pour la première fois.
Bel exemplaire, très bien enrichi d’une grande aquarelle de Paul Jacob-Hians. Peintre et graveur, diplômé de l’école Estienne, il fréquente les cercles de Montmartre et de Montparnasse avant de devenir, en 1917, décorateur et créateur de costumes de la troupe du théâtre du « Vieux Colombier ».
Très rare en tirage de tête.















