Premier tirage, sans mention, du premier mille imprimé en novembre 1920.
Précieux exemplaire conservé par Maurice Genevoix, avec ce repentir : « à Henri Barbusse, Maurice Genevoix, janvier 1921 » [biffé].
Comme souvent, Genevoix s'est amusé à entourer chaque lettre du titre de la couverture ainsi que la marque de l'éditeur.
Ce quatrième des récits de guerre de Genevoix couvre la période du 4 novembre 1914 au 10 janvier 1915, soit soixante-neuf jours. Premier des cinq récits à être rédigé après la guerre, La Boue reflète une élaboration plus posée, moins immédiate que les précédents titres, avec une écriture plus construite, et un récit d’une période plus longue. Le texte est dédié à son père.
Presque provenance d’Henri Barbusse : est-ce un simple repentir d’un exemplaire non envoyé à l’auteur du Feu, un envoi mal rédigé que Genevoix aura amélioré et finalement envoyé ? Ou, réellement, la volonté de Genevoix de ne pas lui envoyer son récit de guerre, à un moment où les deux hommes sont alors considérés comme les représentants les plus emblématiques des écrivains ex-combattants ? La bibliothèque de Barbusse n’étant pas documentée, il est pour l’heure impossible de trancher cette énigme bibliophilique.
État d’usage ; rousseurs et accrocs à la couverture.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.















