Un des 10 premiers exemplaires sur hollande, justifié par l'éditeur (n° 10).
L'exemplaire de l'auteur, qui comporte en tête l'ex-libris manuscrit : « Maurice Genevoix, 1918-1919, paru en 1920 (juin ou juillet) ».
Jeanne Robelin est la première tentative romanesque de Maurice Genevoix : il dessine le portrait d’une jeune femme et évoque, sous le prétexte d’une intrigue amoureuse, la vie des civils à l’arrière. Il reviendra sur cette expérience dix ans plus tard, dans H.O.E.
Ce premier roman ne constitue pas directement un témoignage de ce que Genevoix a vécu sur le front, qu’il a à cette date relaté dans Sous Verdun (1916), Nuits de guerre (1917) et Au Seuil des Guitounes (1918), et alors qu’il prépare le quatrième de ses cinq récits de guerre, La Boue. Genevoix confiera plus tard dans un entretien : « On ne vit pas une telle expérience sans y laisser beaucoup de soi. L’esprit est traumatisé et l’on éprouve le besoin de raconter, de partager. Cela a duré longtemps et puis un jour, j’ai écrit Jeanne Robelin. Ce n’était déjà plus la guerre puisque l’action se passait à l’arrière. Ensuite, ce fut Rémi des Rauches, un roman où la guerre était enfin absente. J’étais délivré ».
Avant ce premier « vrai » roman de la délivrance, Genevoix bouclera sa pentalogie avec La Boue en 1921 et Les Eparges en 1923.
Précieux exemplaire, établi en demi-reliure de maroquin bleu à coins, comme une grande partie des exemplaires – souvent sur beaux papiers – conservés dans sa bibliothèque.
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.














