Ingrid Caven
Premier tirage, sans grands papiers.
Envoi signé : « Pour Jacques Brenner avec mon attentive sympathie, Jean-Jacques Schuhl ».
Prix Goncourt 2000. Couronné au 6ᵉ tour par 4 voix, devant Kourouma (Allah n’est pas obligé, 3 voix, qui obtient le même jour le Renaudot), Gérard de Cortanze (Cyclone, 2) et Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes, 1), mais porté par le soutien du président, François Nourissier, il couronne pour la première fois un titre de la collection « L’Infini » dirigée par Philippe Sollers.
Paru après près de vingt années de silence éditorial, Ingrid Caven constitue un véritable retour en grâce de l’auteur culte de Rose Poussière (1972). Le texte, à la frontière du roman, du portrait et du collage, est une biographie rêvée de la chanteuse et actrice Ingrid Caven – ancienne épouse de R. W. Fassbinder et égérie d’Yves Saint Laurent, devenue ensuite la compagne de l’auteur.et figure magnétique de l’Europe artistique d’après-guerre. L’écriture est fragmentaire, mêlant souvenirs, impressions, aphorismes et réminiscences, dans une esthétique du montage qui évoque à la fois le cinéma de Fassbinder et la musique cabaret.
Bandeau éditeur conservé.
