Un des 65 exemplaires sur vélin pur fil (n° 76).
« J’ai trouvé le titre de ce recueil de nouvelles dans Les Promenades sentimentales au clair de lune de Sacha Tsipotchkine : ‘L’homme (…) un jour, il se fera ! Un peu de patience, un peu de persévérance : on n’en est plus à dix mille ans près…’ Pour l’instant, l’homme n’est qu’un pionnier de lui-même… Gloire à nos illustres pionniers ! Il n’y a pas eu préméditation de ma part : en écrivant ces récits, je croyais me livrer seulement au plaisir de conter : mes démons familiers m’ont une fois de plus empêché de partir en vacances ».
Ne cherchez pas Les Promenades sentimentales au clair de lune de Sacha Tsipotchkine : l’écrivain et son livre ne sont que le fruit de l’imagination fertile de Gary. Son recueil est composé de seize nouvelles, certaines inédites, d’autres déjà publiées en revue ou en volume : « Les oiseaux vont mourir au Pérou », « Le Luth » (publié sous le titre « Ainsi s’achève une journée de soleil », La Table ronde, juin 1954), « Un humaniste » (publié sous le titre « Les belles natures », Preuves, février 1958), « Décadence », « Le faux », « Les joies de la nature », « Noblesse et grandeur », « Citoyen pigeon » (Le Cadran, 1945), « Une page d’histoire », « Le Mur » (simple conte de Noël, Preuves, février 1958), « Tout va bien sur le Kilimandjaro » (Le Cadran, 12, 1945), « Je parle de l’héroïsme » (publié sous le titre « Je rencontre un barracuda », Elle, 23 mars 1956), « Les Habitants de la Terre » (Revue de Paris, janvier 1951), « J’ai soif d’innocence » (publié sous le titre « Je rêve d’innocence », Elle, 30 avril 1956), « La plus vieille histoire du monde » (Preuves, mars 1962) et « Gloire à nos illustres pionniers ». La première et l’avant-dernière ont été rédigées pendant le séjour bolivien.





