Filles de la pluie

(Scènes de la vie ouessantine)
Paris, Grasset, (23 janvier) 1912.
1 vol. (145 x 190 mm) de 303 p., [2] et 1 f. Broché, à toutes marges, sous étui.
Édition originale.

Un des 30 exemplaires sur vergé de Hollande, celui-ci nominatif pour Louis Brun (n° 1).

Envoi signé : « À Louis Brun, en cordial souvenir, en remerciement pour son dévouement et avec l'espoir que nos bons rapports dureront longtemps. André Sauvignon ».

Le second Goncourt remporté par Bernard Grasset, un an après Monsieur des Lourdines, qui confirma d’emblée le jeune éditeur comme un acteur majeur de la scène littéraire. Filles de la pluie brosse un tableau âpre et pittoresque des femmes de l’île d’Ouessant, marquées par l’isolement, les travaux maritimes et une existence rude aux confins de la Bretagne.

Le roman fit scandale auprès des Ouessantines, qui intentèrent un procès à Savignon pour diffamation, preuve de la force réaliste et sans concession de son regard. Le choix du jury, en distinguant un texte de moeurs provinciales saisies avec un réalisme presque ethnographique, prolongeait l’orientation sociale et régionale esquissée les années précédentes.

Exemplaire exceptionnel, nominatif et portant le n° 1, offert à Louis Brun directeur éditorial et le plus proche collaborateur de Bernard Grasset.

De la bibliothèque « Prix Goncourt » de Gérard Pouguet, avec ex-libris.

#31104
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