Dialogues de bêtes
Colette, en ce début d’année 1910, a entamé une tournée sur trente villes, où elle se produit dans deux pièces de Georges Courteline, La Cruche ou J’en ai plein le dos de Margot, et La Peur des coups. C’est Courteline lui-même qui dirige les répétitions : « Ce grand écrivain se double, vous le savez, d’un acteur inimitable, dont les moindres indications, les moindres intonations sont pour nous des traits de lumière. Avec lui, on travaille avec joie, avec fierté, sans effort. Je vous assure qu’en sortant de ses mains, j’aurai du talent ! » (« Colette Willy en tournée », Comoedia, 3 avril 1910). Elle se produira effectivement à Nice le 15 avril, remerciant son destinataire d’être « toujours pour moi le bienveillant et délicat confrère que vous fûtes toujours. Je vous fais envoyer tout de suite les Dialogues de bêtes. Si vous pouviez voir mes cinq chiennes !… Je vous en apporterai deux à Nice, elles suivent la tournée […] ».
C’est le premier ouvrage signé Colette Willy : un texte théâtral, apologue qui raconte l’histoire d’un chat et d’un chien (Toby-Chien et Kiki-la-Doucette), en neuf scènes. Trois dialogues seront ajoutés, en 1905, pour Sept dialogues de bêtes.
Bel exemplaire.


