Contemporains pittoresques
Dans la gazette Les Marges de son ami Eugène de Montfort, d’abord sous le pseudonyme de Louise Lalanne, que Guillaume Apollinaire s’intéresse à ses contemporaines : Judith Gautier, Anna de Noailles, Renée Vivien ou encore Colette. Puis, cette fois-ci sous son nom de Guillaume Apollinaire, il signe luné série de portraits, la « collection des Contemporains pittoresques » : Jarry, Moréas, Ernest La jeunesse, Mendès, Ponchon, « où se reflète sa curiosité des êtres exceptionnels, hors série, constituant par eux-mêmes une sorte de preuve de ce qu’il y a de richesse et d’infinie diversité dans l’espèce humaine. »
De la bibliothèque Raoul Simonson, avec ex-libris.
Cette reliure, fait rare, n’est pas répertoriée dans les Carnets. Ce dernier reliera, en 1942, le manuscrit autographe des articles, avec ce commentaire : » Ah ! Combien me plaisent à relier les oeuvres de ce guide spirituel de toute une époque… « . Le volume fait sans doute partie de la série des demi-reliures que Bonet conçut au tout début de sa carrière pour Simonson, au tout début des années trente. Elles sont à rapprocher des séries faites pour André Breton et Paul Eluard, dans des motifs identiques.
