Clair de femme
Un des exemplaires poinçonnés du service de presse.
Envoi signé : « À Hervé Bazin, Romain Gary ».
La plume de Gary est décidemment addictive : Clair de femme, dans sa grandiose ironie, est un roman qui oscille entre la déclaration d’amour passionnée et une réflexion profonde sur le couple, « à une époque où tout le monde gueule de solitude et où personne ne sait qu’il gueule d’amour ».
Costa-Gavras en donnera une adaptation réussie avec Romy Schneider et Yves Montand.
Bel exemplaire de belle provenance : il est envoyé à celui qui est, depuis 1960, membre de l’Académie Goncourt, élu au couvert de Francis Carco qui avait voté quatre ans plus tôt pour Romain Gary et Les Racines du ciel : Hervé Bazin. Lequel deviendra président en 1973 et couronnera une deuxième fois, sans le savoir, Gary en 1975 avec La Vie devant soi. Alors que la supercherie n’est toujours pas révélée, Gary fait parvenir à Bazin son premier livre publié depuis celui d’Ajar. Un envoi des plus laconiques, tant il n’avait sans doute rien d’autre à ajouter !

