Au seuil des guitounes
Troisième des récits de guerre de Genevoix, Au seuil des guitounes (le terme de « guitoune », d’origine nord-africaine, est utilisé dans l’argot militaire pour désigner une tente) couvre la période du 20 octobre au 3 novembre 1914, racontée en quinze jours. Il constitue la suite directe de Sous Verdun et de Nuits de guerre, et en partage les contraintes : le récit, contemporain des faits, ne peut se soustraire à la censure militaire et un passage entier est supprimé, p. 119 : le passage en question dont cet extrait suffit à expliquer le sort qui lui fut réservé : « […] C’est toujours pareil : ceux qui ne savent rien, c’est juste ceux-là qui commandent ». Huit ans après sa parution, le texte est toujours absent et ne sera rétabli qu’à partir de 1928.

