Arsenal
Arsenal suit d’un peu plus d’un an Les Cloches sur le coeur (1928) et constitue le second recueil du jeune Char alors qu’il se trouve à Nîmes, où il fait son service militaire.
D’abord publié en 1929 (achevé d’imprimer le 29 août, à 26 exemplaires) en parallèle de l’aventure de sa revue Méridiens, ce recueil accompagne l’intérêt grandissant du poète pour le surréalisme. Sa « Profession de foi » paraît dans La Révolution surréaliste, tout en saluant par ses dédicaces les parrains des débuts (Cayatte, Courtois-Suffit, Dupeyron, Bounoure, Salmon, Soupault, Supervielle, Daniel-Rops, Fombeure, Émié, Parrot) et les surréalistes, Éluard (et Nusch) et André Breton en tête.
L’édition est publiée en deux temps, Cette seconde version est celle qui marque l’adoubement et la fraternité trouvée avec le groupe surréaliste : elle est dédiée à Paul Éluard, et illustrée d’un dessin de Francesc Domingo. Elle contient quatorze des seize poèmes présents dans la première édition, légèrement remaniés, et Char y ajoute cinq textes inédits.
Exemplaire de belle provenance, à la croisée du réseau surréaliste actif entre Paris et Bruxelles : figure-clef du surréalisme belge, Camille Goemans est alors un poète, critique et galeriste, proche de Nougé, Lecomte et Michaux, co-rédacteur du Disque vert et directeur à Paris de la Galerie Goemans en 1929, qui prend sous contrat Arp, Magritte et Tanguy et organisera la première exposition parisienne de Dalí, en y exposant aussi Ernst et Man Ray.
Bel exemplaire.





