Paris, Gallimard, (31 janvier) 1952.
1 vol. (145 x 205 mm) de 310 p. et [3] f. Broché.
Édition originale.

Un des exemplaires poinçonnés du service de presse.

Envoi signé : « À Maurice Genevoix parce que j'aime l'œuvre forte, belle, vraie - et ainsi pleine de poésie - qu'il a faite et à Madame Maurice Genevoix - aimée des romanciers-poètes - l'amitié d'[Antonin] qui est déjà un peu… Henri Bosco ».

Antonin appartient à cette veine de Bosco où l’enfance n’est jamais seulement un âge, mais un monde : un royaume fragile, traversé de secrets, de pressentiments, de peurs et de révélations, un monde ou Bosco écrit et réfléchit « à la façon des enfants ; ils ne raisonnent pas, ils imaginent ».

Le roman se déroule pour une large part dans Avignon et ses alentours ; Émile Henriot, dans Le Monde du 9 avril 1952, salua ce nouveau roman comme du « très bon Bosco », relevant qu’on y retrouvait « la même main, la même encre, les mêmes lieux », sans que le livre se confonde pour autant avec Malicroix ou Le Mas Théotime. Il voyait juste : Antonin prolonge l’oeuvre sans la répéter.

La provenance donne à cet exemplaire une résonance particulière. Dans les livres de Maurice Genevoix comme dans ceux d’Henri Bosco, on entend des voix d’écrivains liées à la terre, aux eaux, aux maisons et aux silences. Chez l’un, la Loire, les bois, les étangs, les bêtes, les saisons de Sologne ; chez l’autre, les terres blanches de Provence, les ombres du Lubéron, les chemins d’Avignon et les galets clairs de la Durance. Deux oeuvres habitées qui se respectent et de répondent par une langue où le paysage n’est jamais un décor.

De la bibliothèque Maurice Genevoix (ex-libris et envoi signé).

#31488
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