Elle est illustrée de 83 exquises lithographies imprimées en bistre, bleu et noir (pour la couverture) de Pierre Bonnard.
Un des 25 premiers exemplaires sur japon, sous couverture spéciale et la suite en noir des 83 lithographies.
Conçu comme un véritable almanach, l’Almanach s’ouvre comme il doit par le calendrier de l’année qui débute (le volume est sans doute le tout premier livre du siècle : il est imprimé le 1er janvier 1901) et a été produit dans une édition luxueuse, une première pour Jarry. Cette collaboration entre Jarry, Bonnard et Vollard a pris forme dans le sous-sol de la galerie d’art de l’influent marchand (également éditeur anonyme de l’almanach), qui commence à concevoir des livres illustrés de luxe afin de promouvoir les artistes contemporains. Son premier projet avait été publié l’année précédente : Parallèlement, de Paul Verlaine, une vitrine pour les lithographies sensuelles de Bonnard.
L’ouvrage sera surnommé le « grand almanach » par opposition au précédent, plus petit, publié fin décembre 1898. Le tirage de cet almanach n’excéda pas 1 000 exemplaires, mais le succès attendu n’arriva pas.
Trois ans après, Jarry écrivait à Terrasse : « Le palotin Sylvain Lévi, professeur au Collège de France, s’est adressé à moi pour se procurer l’almanach : je lui en ai fait parvenir un en pur don, et ainsi n’en ai plus que sept cent quatre-vingt-dix-neuf… et quelques. » (in OC, I 1077, 12 février 1902). Fantaisiste, le nombre annoncé n’est peut-être pas loin de la vérité.
Le tirage en grand papier est d’une insigne rareté : 25 premiers exemplaires sur japon, suivis de 25 sur hollande, chacuns d’eux avec un suite.
Exemplaire en parfaite condition, tel que paru.





