Charge d’âme

Romain Gary

Charge d’âme

Paris, Gallimard, (23 décembre) 1977.
1 vol. (145 x 215 mm) de 310 p. et [5] f. Broché, non coupé, sous chemise et étui.

Édition originale.
Un des 20 premiers exemplaires sur hollande (n° 8).

Cinq ans après la parution de The Gasp, Romain Gary décide de donner la version française de ce texte. Après avoir décrit très précisément les illustrations de la jaquette à Claude Gallimard, il confiait à un journaliste : « je vais avoir soixante-quatre ans et je jouis de la vie comme je n’en ai jamais joui avant, parce que je me suis débarrassé d’un certain nombre de grimaces. […] Je peux enlever ma culotte en public sans me sentir génial ou ridicule ». Rien, en effet, n’arrêtait plus l’auteur qui entra dans une polémique avec son éditeur sur un ton franchement sans « grimaces » à propos du dossier de presse fait en dépit du bon sens : « Mon vieux, c’est quand même pas croyable, comme bordel. […] J’ai fait une préface spéciale. Une telle ineptie confine au sabotage. Je veux une explication. […] Merde ! Qui a fait cette connerie irrattrapable ? » (lettre à Robert Gallimard) La « c. » en question était d’avoir annoncé trop tôt Charge d’âme comme la suite de Frère Océan – ce que Gary avait annoncé dans Pour Sganarelle. Quoi qu’il en soit, il se place dans le prolongement de La tête coupable, autre roman écrit d’abord en anglais et faisant également parti du cycle de Frère Océan et dont Charge d’âme constitue sans nul doute la suite : nous retrouvons dans Charge d’âme le personnage de Marc Mathieu, le savant français qui vivait caché à Tahiti et dont les travaux ont permis à la France de se doter de la bombe à hydrogène.

Mais Gary voulait l’en détacher, et le signifiera encore quelques jours plus tard à un autre Gallimard de la maison d’édition, Claude : « […] on me délègue sur le marché sans aucun souci de l’événement. Et quelle est la personne chargée de gérer, ressortir l’ensemble de mes vingt-cinq livres ? Personne. C’est pratiquement du dépôt légal. Je ne conçois pas l’édition comme ça. […] Qui a donné au Figaro le sujet de mon livre totalement faux… ? ».

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