En gagnant mon pain

Paris, Calmann-Lévy, (février) 1923.
1 vol. (145 x 190 mm) de 360 p. Bradel demi-toile rouge, dos lisse, pièce de titre havane, couverture et dos conservés (reliure de l'époque).
Edition originale de la traduction française.

Un des 30 premiers exemplaires sur hollande (n° 13).

En gagnant mon pain constitue le deuxième volet de la grande trilogie autobiographique de Maxime Gorki, commencée avec Enfance et achevée par Mes Universités.

Après l’enfance pauvre et violente racontée dans le premier volume, le jeune Alexeï Pechkov – le futur Maxime Gorki – doit désormais « gagner son pain ». Placé très jeune chez différents patrons, il découvre successivement le travail domestique, les ateliers, les métiers, les bateaux de la Volga et surtout toute une population de travailleurs, d’artisans, de vagabonds et de laissés-pour-compte.

À travers cette succession d’expériences souvent brutales se forme progressivement l’écrivain car, dans un univers où l’éducation lui est inaccessible, la lecture devient l’un des instruments essentiels de son émancipation.

La genèse des trois volumes accompagne directement les bouleversements de la vie de Gorki et ceux de la Russie.

Enfance est conçu durant les dernières années de son premier exil, notamment à Capri. Après l’amnistie de 1913, Gorki rentre en Russie : c’est dans ce contexte qu’il rédige En gagnant mon pain, en 1915-1916, tandis que la guerre bouleverse l’Europe et que l’Empire russe approche de son effondrement. Le troisième volet, Mes Universités, paraît en 1923, alors que Gorki a de nouveau quitté la Russie et entretient avec le nouveau pouvoir soviétique une relation complexe, faite à la fois de proximité ancienne avec les révolutionnaires et de profondes divergences idéologiques.

En gagnant mon pain raconte précisément comment un enfant sans éducation devient lecteur avant de devenir écrivain.

Rare en grand papier.

#25834
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