Le Protocole compassionnel
Le Protocole compassionnel est « tout bonnement la suite de À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie : exactement ce que j’avais dit que je ne ferais jamais. Un an et demi a séparé ces deux livres. Le temps de la renonciation à l’écriture, celui de l’expérience (…) Un nouveau médicament est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l’expérimentation, le DDI (…) En France, pour l’instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité, dans un protocole qualifié de » compassionnel » par les médecins. C’est ce nouveau médicament qui m’a permis de surmonter mon épuisement, et d’écrire. Si À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie racontait la prise de conscience de la maladie et son travail sur le corps et sur l’âme, Le protocole compassionnel raconte l’étonnement et la douleur, la rage et la tristesse d’un homme de trente-cinq ans dans lequel s’est greffé le corps d’un vieillard. »
Guibert décrit l’univers hospitalier mais aussi son dernier séjour sur l’Ile d’Elbe, là où il sera enterré quelques mois plus tard : Hervé Guibert décède le 27 décembre 1991 à Clamart.
