« Ma trisaïeule »

S.l.n.d.
4 feuillets manuscrits, signés.
Manuscrit autographe complet.

Texte apparemment inédit, qui ne figure, à notre connaissance, dans aucune publication de Jean Richepin. Le document est un manuscrit de travail abondamment corrigé : ratures, reprises et ajouts autographes permettent de suivre l’élaboration du texte jusqu’à son état définitif.

Poète, romancier et dramaturge, Jean Richepin fut l’une des figures les plus turbulentes des lettres françaises de la fin du XIXe siècle. La publication de La Chanson des gueux, en 1876, lui valut une condamnation pour outrage aux bonnes moeurs, mais établit durablement sa réputation de poète des marginaux, des vagabonds et des réfractaires. Son entrée à l’Académie française, où il fut reçu par Maurice Barrès en 1909, a parfois contribué à faire oublier cette part insoumise de son oeuvre.

Georges Brassens sut la retrouver. Il mit notamment en musique Les Philistins et Les Oiseaux de passage, donnant une nouvelle audience à des vers où Richepin oppose la liberté du poète au conformisme bourgeois. René Fallet résumait plaisamment cette redécouverte : « Il avait une barbe et était de l’Académie française, ce qui n’inspire pas, surtout l’Académie, confiance en un poète. Brassens a pourtant trouvé dans l’oeuvre de l’apparent conformiste un beau cri de guerre au «bourgeois». »

Beau manuscrit autographe inédit, en parfait état.

#32629
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