Les Tréteaux de Charles Monselet

Frontispice
1859.
1 f. (190 x 280 mm) avec cuvette et marge, gravure (95 x 150 mm).
Epreuve originale réimposée sur papier japon.

Elle présente le frontispice utilisé pour les Tréteaux de Monselet

Ce fameux recueil, dans lequel Sainte-Beuve trouvait « d’heureux dons, de l’imagination, de la fantaisise, de l’esprit sans jargon, de la malice souvent fort leste, mais sans fiel » (in Nouveaux lundis), marque la première collaboration de Poulet-Malassis avec Bracquemond. La mise en relation s’est faite par l’intermédiaire de Monselet, qui donnait à Poulet-Malassis les directives suivantes : « je veux bien être directeur de Tréteaux, mais à la condition de ne point monter dessus. Attendons ma mort pour les plaisantes pourtraitctures, et attendons la longtemps. Le reste va de soi : un public, des saltimbanques, mâles et femelles, des serpents de mer, des alcides etc… Ce sera bien. Laissez faire Bracquemond, donnez-lui carte blanche, croyez-moi…» (lettre à Malassis du 12 août 1859).

Tout le monde fut satisfait, y compris l’éditeur qui remercia le graveur pour cette eau-forte que Malassis jugea « très spirituelle. Il n’y a qu’une voix là-dessus. Ajoutez donc une feuilles de laurier de plus à un de vos ragoûts ».

Oberlé 699, Clouzot, 211 (pour le texte).

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