Pasiphaë
Un des 380 exemplaires sur alfa (n° 68).
Envoi signé : « À Maurice Martin du Gard, souvenir de Montherlant ».
Prière d'insérer avec le bulletin de souscription conservé.
Court poème dramatique inspiré du mythe crétois, Pasiphaë met en scène l’épouse de Minos, saisie par le désir monstrueux que les dieux lui ont inspiré pour le taureau blanc. Confrontée à sa nourrice, Pasiphaë refuse pourtant la honte et revendique sa passion comme une fatalité supérieure aux lois humaines.
Le texte devait appartenir à une tragédie plus vaste, Les Crétois, entreprise à la fin des années 1920 et demeurée inachevée. Montherlant en détacha ce fragment, qu’il désignait comme un « poème dramatique ».
Publié à Tunis par Armand Guibert dans les Cahiers de Barbarie, Pasiphaë témoigne également de la vitalité littéraire de cette collection cosmopolite, qui fit paraître dans les années 1930 des textes de Milosz, Patrice de La Tour du Pin, Jean-Joseph Rabearivelo ou Roy Campbell. La pièce ne fut portée à la scène que deux ans plus tard, avant d’être reprise à Avignon, puis à la Comédie-Française.


