Le sermon sur la chute de Rome
Premier tirage (pas de grands papiers).
Envoi signé : « Pour Gérard P[ouguet]. J'espère que votre oracle se réalisera ! Merci, quoi qu'il en soit. Amitiés, Jérôme Ferrari ».
Bar corse, vies minuscules, métaphysique des ruines : cinquième roman de Jérôme Ferrari, Le Sermon sur la chute de Rome fait d’un bistrot de village un théâtre du monde. Deux amis, étudiants en philosophie, Matthieu Antonetti et Libero Pintus, lâchent la fac pour reprendre un bar « au pays ». Entre tournées de pastis, joutes de cartes et querelles d’ego, leur micro-royaume prospère puis se défait – comme se défont les empires. Le titre renvoie à saint Augustin et à ses homélies après le sac de 410 : vanité des Cités terrestres, cycles d’essor et d’effondrement.
L’auteur lui-même pensait « aller à la dégringolade » avec son roman, et c’est tout l’inverse : Goncourt par 5 voix et déjà porté par un fort bouche-à-oreille (près de 85 000 exemplaires avant le prix), le roman offre à Actes Sud son deuxième Goncourt, après Laurent Gaudé en 2004.
