L’Art français de la guerre
L’Art français de la guerre est une vaste fresque qui fait dialoguer un narrateur d’aujourd’hui avec Victorien Salagnon, ancien des guerres d’Indochine et d’Algérie. Par le double apprentissage de la peinture et du récit, Jenni reconvoque un demi-siècle d’histoire militaire et politique pour interroger ce que les conflits coloniaux ont laissé dans les corps, les mots et «l’ identité nationale » : « un roman naturaliste par sa méthode… atroce comme un procès-verbal et une entrée fracassante en littérature », dira Bernard Pivot.
Professeur de biologie à Lyon, Jenni se disait jusque-là « écrivain du dimanche ». Cinq années d’écriture, un manuscrit de près de 700 pages envoyé par la poste à un seul éditeur – Gallimard, qui fêtait alors son centenaire -, et l’évidence s’impose : ce sera la révélation de la rentrée. Le 2 novembre, l’Académie Goncourt lui attribue le prix au premier tour par 5. Avant même le verdict, le roman avait déjà trouvé un large lectorat ; le tout premier tirage de juin 2011 (peu courant) a été suivi de multiples retirages et plus de 60 000 exemplaires avaient trouvé lecteurs.
