La Bataille

Paris, Grasset, (août) 1997.
1 vol. (130 x 205 mm) de 301 p. et [2] f. Broché, sous jaquette illustrée, étui.
Édition originale.

Premier tirage (pas de grands papiers).

Envoi signé : « pour Gérard P[ouguet], bon voyage en 1809 ! Patrick Rambaud ».

« Là, j’entreprends de vous initier à toutes les horreurs, à toutes les beautés d’un champ de bataille… Des canons, des chevaux, deux armées, des uniformes ; à la première page, le canon gronde, il se tait à la dernière. » Ainsi Balzac évoquait-il son projet de roman consacré à la bataille d’Essling (mai 1809), première grande défaite de Napoléon face aux Autrichiens, hécatombe de plus de 40 000 morts. Resté inachevé, ce projet renaît, cent soixante ans plus tard, sous la plume de Patrick Rambaud qui entreprend de « terminer » Balzac : La Bataille immerge son lecteur au coeur des trente heures de combats, entre fureur et silence, dans une fresque réaliste où l’histoire militaire devient roman total. La critique, unanime, salue ce tour de force littéraire, et le jury Goncourt élit Rambaud lauréat 1997. Co-fondateur en 1970 du mensuel Actuel – laboratoire d’une génération et terrain de jeu idéal pour perfectionner son art du pastiche -, son humour corrosif et sa virtuosité stylistique deviendront sa marque de fabrique, entre fresques historiques et satires politiques : ses Chroniques du règne de Nicolas Ier puis François le Petit et, plus récemment, Emmanuel le Magnifique, réinventent la Ve République sous les traits d’une monarchie grotesque et savoureuse.

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