Les Mandarins

Paris, Gallimard, (4 octobre) 1954.
1 vol. (145 x 210 mm) de 579 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé, sous emboîtage.
Édition originale.

Un des 110 exemplaires sur vélin pur fil (n° 22).

Après le retentissement du Deuxième sexe (1949), Simone de Beauvoir s’aventure dans la fiction avec Les Mandarins, fresque ample qui explore les dilemmes existentiels et politiques de l’après-guerre. Le roman met en scène des intellectuels de gauche confrontés à la guerre froide, au stalinisme, à l’engagement et à l’usure du temps. À travers des personnages largement inspirés de Sartre, Camus ou Nelson Algren, Beauvoir compose une oeuvre à la fois politique et intime.

À sa parution, Sartre lui-même jugea sévèrement le projet, que Beauvoir remit longuement sur le métier. Loin d’une autobiographie ou d’un reportage, Les Mandarins se voulait, selon ses mots, « une évocation ». Plébiscité, l’ouvrage connut un immense succès de librairie : de 11 000 exemplaires tirés à l’automne 1954, il passa à plus de 200 000 vendus en un an, assurant à Beauvoir une reconnaissance mondiale.

Troisième femme à obtenir le Goncourt, après Elsa Triolet (1944) et Béatrix Beck (1952), Beauvoir inscrivit son nom dans une histoire encore très masculine, confirmant le rôle croissant des femmes écrivains dans la littérature d’après-guerre.

Questionnaire de l’éditeur sur l’ouvrage conservé.

#31211
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