Les Contemplations

Tome I. Autrefois (1830-1843) - Tome II. Aujourd’hui (1843-1855)
Paris, Michel Lévy frères, 1856.
2 vol. (145 x 230 mm) de 359 et 408 p. Demi-maroquin bleu à coins, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, titre doré, date en pied, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure signée de Semet & Plumelle).
Edition originale.

Les fragiles couvertures, avec la mention « Édition Hetzel Spéciale pour la France, interdite pour l'étranger » sont conservées.

Les Contemplations renferment 11 000 vers. Elles se présentent comme une sorte de journal intime auquel le poète a confié pendant vingt-cinq ans « toutes les impressions, tous les souvenirs, toutes les réalités, tous les fantômes vagues, riants ou funèbres, que peut contenir une conscience » (in Préface) : l’édition est imprimée et publiée en même temps que l’édition chez Charles Lelong à Bruxelles.

L’existence humaine « sortant de l’énigme du berceau et aboutissant à l’énigme du cercueil », tel est le sujet de ce chef-d’oeuvre de la maturité dans lequel, en accord avec l’auteur, « on ne s’étonnera donc pas de voir, nuance à nuance, ces deux volumes s’assombrir pour arriver cependant à l’azur d’une vie meilleure. La joie, cette fleur rapide de la jeunesse, s’effeuille page à page dans le tome premier, qui est l’espérance, et disparaît dans le tome second, qui est le deuil. Quel deuil ? Le vrai, l’unique : la mort ; la perte des êtres chers. Nous venons de le dire, c’est une âme qui se raconte dans ces deux volumes. Autrefois, Aujourd’hui. Un abîme les sépare, le tombeau ».

Très joli exemplaire, finement relié et parfaitement établi.

Clouzot, Guide du Bibliophile français, p. 149 ; Carteret, Le Trésor du bibliophile romantique et moderne, I, pp. 416-419 ; « Les premiers titres, les plus rares, sont au seul nom de Michel Lévy ; les suivants aux noms de Michel Lévy et Pagnerre (…). D’une manière générale, ce livre se présente souvent en bon état de fraîcheur intérieure, mais le plus souvent en reliures assez simples… »; Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, IV, 320 ; En français dans le texte, n° 275 : « Un des recueils majeurs de la poésie française. »

De la bibliothèque d’Albert Natural, avec ex-libris (Paris, Pierre Bergé & associés, 2009, n° 220).

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