L’Araigne
Un des 460 exemplaires sur alfa (n° 45).
Envoi signé : « Pour Madame Jean Calizi, en sympathique hommage, l'histoire de cette défaite devant la vie quotidienne. Henri Troyat ».
Âgé de 27 ans seulement, Henri Troyat (Lev Aslanovitch Tarassov, 1911-2007) connut une consécration fulgurante avec ce roman psychologique, où il met en scène Gérard Fonsèque, jeune homme maladivement attaché à ses soeurs, sombrant dans la folie à mesure qu’elles s’émancipent. L’Araigne explore la tyrannie des liens familiaux, le vertige de la dépendance affective et les déformations de l’esprit en proie à l’obsession.
Le 7 décembre 1938, après cinq tours de scrutin, le roman fut élu par cinq voix contre cinq à Brune de François de Roux, la double voix décisive du président J.-H. Rosny aîné faisant pencher la balance en faveur de Troyat. Cette marqua aussi un tournant pour la maison Plon, moins souvent présente au palmarès que Gallimard, Grasset ou Albin Michel : elle n’avait obtenu le prix qu’un seule fois, en 1907. Pour l’auteur, elle ouvrait une carrière exceptionnelle, ponctuée en 1959 par son entrée à l’Académie française et couronnée par une immense production romanesque et biographique.
De la bibliothèque de Calizi (ex-libris) ; de la bibliothèque « Prix Goncourt » de Gérard Pouguet, avec ex-libris.

