Farouche à quatre feuilles

Paris, Grasset, (20 décembre) 1954.
1 vol. (175 x 225 mm) de 139 p., [2] et 1 f. Veau vert, plats ornés d'un décor mosaïqué en relief et en creux composé d'une pièce irrégulière de box et de papier posée sur un fond de papier vergé teinté et ciré, titre à l'œser prune au dos, tête cirée en vert, contreplats et gardes de papier bois, couvertures et dos conservés, chemsie et étui bordés (reliure signée de Monique Mathieu).
Édition originale.

Un des 18 exemplaires sur japon (n° XV).

Après la guerre, Breton renoue avec les femmes qui ont peuplé sa vie : Simone, Suzanne, Jacqueline et surtout, Lise Deharme. Et c’est pour une série d’émissions produites par cette dernière, dont le titre générique était « Les Dormeurs éveillés », qu’André Breton écrit Alouette du parloir. Il en donnera lui-même lecture le 20 octobre 1953, sur les ondes de Paris Inter, entrecoupé par des mélodies de Schönberg, Stravinsky et Bartok.

Breton souhaitant voir aussi son texte publié, une édition proposée par Bernard Privat à Grasset voit le jour, en y adjoignant trois autres textes qui eux aussi s’interrogent sur la rêverie créatrice : La Vraie joie de Lise Deharme, Les Yeux bien ouverts de Julien Gracq (repris dans Préférences en 1961) et Madrépores ou l’Architecte imaginaire de Jean Tardieu (repris dans le recueil Pages d’écriture en 1967).

L’ensemble est illustrée de quatre eaux-fortes de Max Walter Svanberg, Vieira da Silva, Simon Hantaï et Wolfgang Paalen.

Le titre de l’ouvrage fut trouvé par Lise Deharme ; farouche est le nom que les habitants du Sud-ouest donne au trèfle quand il porte une couleur incarnat.

Très bel exemplaire, délicatement établi par Monique Mathieu.

De la bibliothèque Philippe de Rothschild, avec ex-libris.

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