Remarques
Un des 75 premiers exemplaires sur vélin du Marais, celui-ci hors commerce (n° 5).
Envoi signé : « Pour toi mon grand Jef ces [Remarques] qui ont eu la chance “ d'avoir un oncle ”; chance dont j'éprouve chaque mois davantage le bienfait et la douceur, en t'embrassant, Maurice, mars 1952 ».
Joseph Kessel fut beaucoup plus qu’un parent. Il fut l’aîné, le compagnon d’exil, le frère d’armes, le grand témoin littéraire auprès duquel Druon traversa la guerre, Londres et l’aventure du Chant des partisans. Ils rejoignent ensemble la Résistance, franchissent les Pyrénées et gagnent Londres en 1943 pour s’engager dans les Forces Françaises Libres.
Publié en 1952, Remarques vient après la trilogie de La Fin des hommes – Les Grandes Familles, prix Goncourt 1948, La Chute des corps, puis Rendez-vous aux enfers – et avant le grand cycle historique des Rois maudits qui feront la célébrité populaire de Druon. L’ouvrage occupe donc une place singulière entre ces deux temps ; Druon invite lui-même à lire ces fragments comme un prolongement de ses fictions précédentes : dans son texte liminaire, il explique que ces remarques se sont écrites « dans les marges de [ses] romans » et qu’elles doivent être regardées comme une sorte d’appendice destiné à en éclairer les intentions.
Précieux exemplaire, à celui qui fut à la fois son premier lecteur, son premier correcteur et son premier collaborateur littéraire.


