Histoire d’un fait divers

Paris, René Julliard, (15 mars) 1946.
1 vol. (120 x 190 mm) de 220 p. et [2] f. Broché, non coupé, sous étui.
Édition originale.

Un des 50 premiers exemplaires sur vergé surfin (n° 42) - seul grand papier.

Envoi signé : « Pour Monsieur Max Ph. Delatte qui a tant fait pour le Prix Goncourt 1946; avec tous mes vœux de santé et de bonheur pour 1947. Hommage amical de J.J. Gautier, janvier 1947 ».

Prix Goncourt 1946. Lors de la séance du 3 décembre, l’Académie remit exceptionnellement deux prix : celui de 1940 à Francis Ambrière pour Les Grandes Vacances, et celui de l’année à Jean-Jacques Gautier (1908-1986) pour cette Histoire d’un fait divers. Le choix, en faveur d’un critique dramatique déjà en vue au Figaro, consacrait aussi un éditeur nouveau venu dans le cercle des grands, René Julliard.

Le roman s’inspire d’un fait divers réel : un crime passionnel qui avait défrayé la chronique. Mais loin du roman noir ou du Simenon «dur», Gautier choisit une veine naturaliste et psychologique, attentive au déterminisme des gestes et des vies ordinaires. Après la réclusion, vient la rédemption : le meurtrier, libéré, fonde un foyer et se fond dans l’oubli. Tout est dit dans le titre : l’histoire d’un fait divers, mais éclairée par une écriture classique et mesurée, qui lui valut l’adhésion des jurés.

Bel exemplaire, enrichi d’un envoi au libraire Max-Philippe Delatte, où l’auteur souligne son rôle dans l’obtention du prix.

De la bibliothèque de Max Ph. Delatte (ex-libris).

#31190
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