Mal d’amour

Paris, Fayard & Cie, (15 octobre) 1931.
1 vol. (125 x 195 mm) de 383 p. et [2] f. Bradel demi-vélin à coins, pièce de titre de maroquin vert, date en pied, tête dorée sur témoins, couvertures et dos conservés (reliure signée de P. Michon).
Édition originale.

Un des 90 exemplaires sur vélin pur fil (n° 72).

Envoi signé : « Comme la douleur physique, la douleur morale sait varier ses aspects. C’est une coquette qui aime changer la parure et qui, pour se rajeunir, n’hésite pas à suivre toutes les modes. À Monsieur Hubert Person, avec le très sympathique hommage d’un ancien de Janson, J. Fayard ».

Journaliste et romancier, Jean Fayard (1902-1978) fut couronné pour ce roman psychologique consacré aux désillusions amoureuses d’une jeunesse parisienne. Ce choix fit couler beaucoup d’encre : Fayard était le fils de l’éditeur Arthème Fayard, et l’on soupçonna des complaisances familiales derrière ce succès. Ce fut d’ailleurs son seul Goncourt, une consécration passagère mais symbolique pour un éditeur plutôt identifié au grand public et qui connaît, ces années-là, un vif succès avec les premières publications d’un jeune romancier belge : Georges Simenon.

Le 14 décembre 1931, le prix lui fut attribué par sept voix contre trois. Plusieurs observateurs s’attendaient à voir récompensé Antoine de Saint-Exupéry pour Vol de nuit, qui fut récompensé du Femina.

De la bibliothèque Hubert Person (ex-libris).

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