Fortunio, roman incroyable

Vernis mous originaux de L. Berthommé-Saint-André
Paris, La Tradition, 1947.
1 vol. (235 x 325 mm) de 184 p. En feuilles, sous couverture beige rempliée, emboîtage de l'éditeur.
Edition illustrée de gravures au vernis-mou de Berthommé Saint-André.
Tirage total à 290 exemplaires.

Un des 17 exemplaires sur Lana blanc (n° 31), enrichi d'une suite avec remarques et un croquis original.

L'exemplaire est également enrichi d'un envoi signé à la justification, d'un desssin original à l'encre et d'une lettre autographe signée de l'illustrateur.

Publié pour la première fois en 1837, Fortunio est l’un des textes les plus singuliers de Théophile Gautier. Il a paru d’abord sous le titre L’Eldorado, en feuilleton, dans le journal Le Figaro du 28 mai au 14 juillet 1837, puis en livre sous ce titre en 1838. Gautier, qui disait avoir manqué sa vocation de peintre et passé sa vie à réaliser des transpositions d’art pour compenser cet échec, écrira en 1863 à Sainte-Beuve qu’il s’agissait du « dernier ouvrage où j’aie librement exprimé ma pensée véritable ; à partir de là, l’invasion du cant et la nécessité de me soumettre aux convenances des journaux m’a jeté dans la description purement physique ; je n’ai plus énoncé de doctrine et j’ai gardé mon idée secrète » (in Correspondance générale, t. VIII, p. 202-203).

Gautier, Correspondance générale, éditée par Claudine Lacoste-Veysseyre, avec la collaboration de Jean-Claude Fizaine et d’Andrew Gann, sous la direction de Pierre Laubriet, Genève-Paris, Droz ; Monod, 5188.

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