Œuvres

Paris, Librairie des bibliophiles, puis Jouaust, 1889-1895
18 vol. (110 x 175 mm). Demi-veau havane à coins, dos à nerfs ornés de caissions et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin brun, date en pied, filets dorés sur les plats, tête dorée sur témoins, couvertures conservés, (reliure signée de Loisellier-le-douarin).
Tirage à petit nombre, de la collection « Les pièces de Molière ».

Chaque volume est accompagné de notices et notes par Auguste Vitu, puis, après sa mort, poursuivies par Georges Monval. L’illustration, particulièrement séduisante, est due à Maurice Leloir, gravée à l’eau-forte par Champollion, avec un frontispice pour chaque volume.

Tirage « à petit nombre », ici, exemplaire non justifié sur beau papier vergé d'Arches.

L’ensemble contient :
Le Dépit amoureux, 1888, (xv)-120 p. ; Les Précieuses ridicules, 1889, (xvi)-58 p. ; Sganarelle, 1889, (xi)-67 p. ; Don Garcie de Navarre, 1889, (xi)-95 p. ; L’Ecole des Maris, 1889, (xi)-79 p. ; La Critique de l’Ecole des Femmes, 1890, (xix)-66 p. ; L’Impromptu de Versailles, 1890, (xv)-55 p. ; Le Mariage forcé suivi du Ballet, 1891, (vii)-63 p. ; La Princesse d’Elide, 1891, (ix)-93 p. ; Don Juan, 1891, (xii)-124 p. ; L’Amour médecin, 1892, (xii)-62 p. ; Le Médecin malgré lui, 1892, (vii)-87 p. ; Mélicerte, suivi de Pastorale comique, 1892, (vii)-54 p. ; Le Sicilien, ou l’Amour peintre, 1892, (xi)-46 p. ; George Dandin, 1893, (x)-88 p. ; Monsieur de Pourceaugnac, 1894, (xix)-108 p. ; Les Amants magnifiques, 1894, (xii)-100 p. ; La Comtesse d’Escarbagnas, 1895, (xv)-48 p.

La collection est complétée du volume de la Chronologue molièresque, parue pour clore la série.

Cette publication ne doit pas être confondue avec le Théâtre complet de J.-B. Poquelin de Molière donné par Jouaust en huit volumes entre 1876 et 1883. Il s’agit ici d’une entreprise plus fragmentée, plus bibliophilique aussi dans son esprit, où chaque pièce devient un petit volume autonome, enrichi d’un appareil critique propre et d’une illustration spécifique. On y retrouve pleinement la manière de Damase Jouaust, grand artisan du livre de la fin du XIXe siècle, soucieux de beaux papiers et de belles typographies.

Commencée sous l’enseigne de la Librairie des bibliophiles, la suite se poursuit à travers les années mêmes où Jouaust se retire peu à peu des affaires, après la cession de son fonds à Flammarion en 1891 puis de son imprimerie à Léopold Cerf en 1893.

Jolie série, délicatement établie.

« Belle édition cotée ; cet artiste a malheureusement peu illustré » (Carteret, IV, 286)

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