Un mort tout neuf
Un des 31 premiers exemplaires réimposés sur vergé Lafuma (n° XIV).
Envoi signé : « J'ai été heureux de cette soirée que nous avions passée ensemble, Armand Movschovitz nous en passerons une autre ici puisque vous avez bien voulu prendre un de ces livres… Croyez à ma sympathie, E. Dabit, février 1934 ».
Longtemps réduit, dans la mémoire commune, au seul Hôtel du Nord et plus encore à son adaptation cinématographique, Eugène Dabit mérite d’être relu pour d’autres de ses livres. Publié deux ans avant sa mort prématurée, en 1936, au retour du voyage en U.R.S.S. avec Gide, Un mort tout neuf, dans les décors du Paris populaire et petit-bourgeois qu’il connaît si bien, se donne pour sujet presque rien : quatre jours, entre une mort soudaine et un enterrement. De ce cadre étroit, « ses parents, ses amis, sa maîtresse, les lettres, les meubles, son argent, les souvenirs qu’il laisse, le font revivre. Lui, on ne le voit pas, on ne l’entend pas. Le livre commence avec sa mort ; et se termine avec son ensevelissement, le quatrième jour. »
Bel exemplaire.

