Une fugue
Un des 15 premiers exemplaires sur Japon impérial, signé par l'auteur (n° 5).
Cette longue nouvelle fait partie de la période la plus prolixe d’Emmanuel Bove, alors qu’il vient de rencontrer Louise Ottensooser, qu’il épousera en 1930. Il recevra en novembre le Prix Figuière, contre 406 (!) autres nominés : récompensé de 50 000 francs, c’est alors l’un des prix les plus dotés de la sphère littéraire.
C’est grâce à Colette qu’Emmanuel Bove était rentré en littérature, en 1924, avec la publication de Mes Amis. Il disparaît à 47 ans, en 1945 : « L’univers de Bove est un univers triste, mais jamais désespéré, et surtout jamais « bas ». Et pourquoi ? Parce qu’il y a dans tout cela une qualité de coeur qui sauve tout. Il a peut-être choisi des héros médiocres, il ne les a jamais méprisés ; là est peut-être le grand secret. Mais le coeur n’y suffirait pas. Bove est un merveilleux exemple de ce qu’on appelle l’intelligence chez un romancier : il va plus loin que les plus grands analystes ou les plus grands stylistes. Il y a du Proust chez cet écrivain si éloigné de Proust » (Pierre Bost, in Les Lettres françaises, 21 juillet 1945).
On consultera avec intérêt le site internet que Jean-Luc Bitton consacre à l’homme et à son oeuvre, injustement méconnue (www.emmanuel-bove.net).


