Hymni christiani bernardi andrae poetae regii
Né vers 1450, à Toulouse, André Bernard fut emmené en Angleterre par Richard Fox, évêque de Winchester, qui jouissait d’un grand crédit auprès d’Henri VII d’Angleterre, lequel l’envoyait dans toutes ses négociations : il était son conseiller privé, garde des sceaux, puis principal secrétaire d’État. Grâce à Fox, André Bernard intègre la Cour d’Angleterre et est nommé chroniqueur, Chapelain royal, puis deviendra le précepteur des deux fils du Roi, Arthur et Henry, ce dernier, couronné roi Henry VIII en 1509.
Les Hymnes sont entamées à cette occasion, pour être achevés en 1512. Il faudra attendre 1517 pour une publication, par Josse Bade, à Paris.
Ce sera le seul recueil publié du poète, qui devient entretemps The Poet Laureat, le lauréat du Roi, poète officiel du monarque, celui dont on attend qu’il composât des poèmes à l’occasion des fêtes et célébrations. Les Hymnes sont dédiés à Henry VIII, avec une épitaphe en tête ; deux épigrammes sont l’oeuvre de Thomas More et d’Erasme, qu’il rencontra l’un et l’autre en Angleterre – Thomas More est alors Maître des Requêtes à la cour d’Henri VIII et l’un des conseillers privés du roi ; on trouve également des contributions de William Lily et William Walter.
André Bernard est le quatrième lauréat du Roi, un peu plus d’un siècle après un illustre conteur : Geoffrey Chaucer. John Skelton lui succèdera sous Henry VIII. Parmi les grands noms de la poésie anglaise à occuper cette charge, citons Ben Jonson, William Wordsworth, Lord Alfred Tennyson. Lord Walter Scott refusa la charge en 1850.
André Bernard sera le seul poète non britannique à l’occuper ; ses manuscrits sont conservés à la British Library.
Bon nombre des autres oeuvres de Bernard sont considérées comme perdues, et les Hymnes forment la seule édition jamais éditée. Plusieurs manuscrits inédits sont conservés à la British Library, au département des Humanistica Lovaniensiia et seuls deux exemplaires des Hymni sont répertoriés – tous les deux au Royaume-uni – dans des collections publiques : un à la Britsh Library, l’autre à la Bodleian Library de l’université d’Oxford.
Renouard mentionne un exemplaire à l’Université d’Amsterdam, que nous n’avons pu localiser et qui ne figure pas au WorldCat.
Aucun exemplaire ne semble exister ailleurs.
Renouard, Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe siècel, 342 ; Carlson, King Arthur and court poems for the birth of Arthur Tudor in 1486, Humanistica Lovaniensia, XXXVI, 147-183 et 419 ; Carlson, The writings of Bernard André, Renaissance studies, XII, 1998, 229-250, n° 28.




