Le Libertinage

Paris, Gallimard, (31 mars) 1924.
1 vol. (120 x 190 mm) de 254 p. et [2] f. Broché.
Édition originale.

Un des rares exemplaires sur papier de couleurs, celui-ci sur papier vert, marqué « exemplaire d'auteur ».

Aragon, « tenant du désordre », refusait les injonctions. Sa virulente préface, apologie provocatrice et brillante de l’amour et de l’anarchie, en atteste : « Je compris qu’on travestissait peu à peu ma pensée […] on choisissait en moi le moins insolite, et j’allais plaire à ceux-là mêmes qui n’auraient pu parler cinq minutes avec moi sans colère […]. Je n’ai jamais cherché autre chose que le scandale et je l’ai cherché pour lui-même. »

Les « petites histoires, contes, nouvelles et scènes dialoguées » rassemblées dans Le Libertinage sont écrits entre l’éparpillement du mouvement dadaïste et la constitution du groupe surréaliste, dont le Manifeste sera publié en octobre par André Breton. Si l’ouvrage est dédié à Pierre Drieu la Rochelle, il est composé pour André Breton, l’un des textes, « Mademoiselle à sa tour monte », lui étant expressément dédié.

On ne connaît qu’une poignée d’exemplaires sur papier vert et il semble qu’il s’agit purement et simplement du premier papier de couleurs imprimé chez Gallimard – une mode que le groupe surréaliste va remettre au goût du jour -, dans un tirage sans doute des plus restreints : cinq exemplaires seulement sont connus : ceux de Drieu la Rochelle et d’André Breton avec envois et trois sans envois.

Couverture restaurée.

#28427
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