Le Temps du mépris
Un des exemplaires imprimés du service de presse.
Envoi signé : « À Monsieur Diamant, cordialement, André Malraux ».
Court roman écrit à l’hiver 1934-1935 dans le sillage du procès de l’incendie du Reichstag, Le Temps du mépris met en scène la traque et l’arrestation d’un intellectuel communiste allemand, Kassner, et compte parmi les toutes premières fictions françaises à représenter l’univers concentrationnaire nazi et la torture.
Prépublié en trois livraisons dans la NRF (mars, avril et mai 1935) avant la parution en volume, le texte est accompagné d’une préface où Malraux situe d’emblée son récit sur le terrain de l’affrontement politique et moral – jalon essentiel de sa « période engagée » entre La Condition humaine (1933) et L’Espoir (1937). La réception critique est immédiate : Paul Nizan s’en empare dans L’Humanité tandis que Gide, présent aux côtés de Malraux lors du Congrès international des Écrivains pour la défense de la Culture (juin 1935), contribue au débat intellectuel où le livre circule. S’il ne connaît pas le succès public espéré, l’ouvrage s’impose néanmoins comme une pièce maîtresse de l’antinazisme littéraire d’avant-guerre.

