Claudine s’en va

Paris, Ollendorf, 1903.
1 vol. (123 x 185 mm) de 2 f. et 319 p. Demi-percaline brune, dos lisse, pièce de titre, chiffre en queue, couverture conservée.
Edition originale.

Exemplaire du premier tirage.

Envoi signé de Willy à Pierre-Barthélémy Gheusi.

Ce texte est le dernier titre que Colette signera sous le nom seul de Willy – il était temps… L’année suivante, paraîtra sous le nom de Colette Willy les Douze dialogues de bêtes.

Montée en tête, une intriguante carte autographe signée au verso d’une photo du couple Colette et Willy, que l’on peut dater de mars ou avril 1903 : « Mon cher ami, je vous ai envoyé une fantaisie sur le discours académique de Rostand [qui sera reçu sous la Coupole, le 4 juin] dont voici la genèse : j’ai expédié sournoisement, à Barcelone et à Athènes, les renseignements dont je me sers, de façon que je puisse triomphalement m’appuyer sur des textes authentiques (Gardez-moi le secret sur ça toujours). Si, comme je l’espère, vous hospitalisez ma prose, je vous demanderai instamment de m’envoyer les épreuves à corriger […] ».

Et c’est ainsi que les lecteurs de la livraison de mai 1903 de la Nouvelle Revue purent lire un article signé Henry Gauthier Villars livrant des fragments soi-disant inédits en vers, du futur discours de réception du nouvel académicien, authentiquement recueillis dans un journal grec et une gazette catalane. Cette supercherie et ce pastiche en rimes firent une victime, Jules Clarétie, qui s’extasia devant le talent d’Edmond Rostand dans un article du Figaro, publié peu de temps après. (cf. Caradec, Feu Willy, Pauvert, 1984).

Bel exemplaire.

#23478
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