Le livre sera finalement tiré à 300 exemplaires : 8 exemplaires sur Japon ancien [et non les 8 Chine annoncés], 20 exemplaires sur papier de couleurs, 22 sur Hollande et 250 sur Lafuma-Navarre.
Ralentir Travaux
Paris, Editions Surréalistes, (20 avril) 1930.
1 vol. (284 x 202 mm) de 56 p. Broché.
Édition originale. Un des 20 exemplaires sur papier de couleurs - celui-ci vert d'eau (n° 300) - tirage de tête après les 8 exemplaires sur Japon ancien.
D’Avignon, en avril 1930, Paul Eluard écrit à Gala : « Nous avons fait, Breton, Char et moi un assez long livre de trente très beaux poèmes que l’imprimeur de Char nous fait pour rien à 200 exemplaires ». Les poèmes furent conçus durant une période difficile pour André Breton et Paul Éluard, autant sur le plan intellectuel qu’affectif, au moment où les deux poètes retrouvent René Char, nouvellement rallié au surréalisme, dans le Vaucluse, à la toute fin de l’hiver 1930. Ensemble, ils composent ce mythique recueil à trois mains : « Ce furent des semaines de ferveur poétique. À la fin de ces vacances provençales, l’amitié était scellée et Char se joignit à Breton et Eluard qui rejoignaient Paris, le manuscrit de » Ralentir Travaux » dans leurs bagages », afin de les confier à l’imprimeur de Char, qui n’est autre que José Corti. Une recontre détaillée dans Provisoirement Définitif, où l’éditeur décrit ce moment et ce recueil comme « l’une des illustrations les plus lumineuses de la volonté de mise en commun de la pensée, un des axes majeurs du projet surréaliste (…) où la partie de chacun (…) est mêlée comme le sable à la chaux ».
De la bibliothèque Paul Destribats (Christies, 2019, I – n° 294).
#25130
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