Paris, Gallimard, (21 août) 1930.
1 vol. (170 x 220 mm) de 350 p. et [1] f. Broché.
Édition originale. Un des 109 premiers exemplaires réimposés vergé Lafuma (n° LXXXVIII), celui-ci nominatif pour Henry-Louis Dubly.

Gaston Gallimard découvrit la prose d’Albert Cohen en 1922, dans un numéro de la Nouvelle Revue Française, qui publiait Après minuit à Genève. L’éditeur est séduit au point d’envoyer le directeur de la revue, Jacques Rivière, au devant de l’étranger. Originaire de Corfou, l’inconnu réside à Genève où il fait profession d’avocat. Une rencontre brève mais décisive qui voit Rivière quitter la ville avec un contrat en blanc où Cohen s’est engagé pour cinq romans auprès de Gallimard, inscrivant le titre fictif d’une oeuvre fictive : Rapides internationaux. Il n’a devant lui aucun projet littéraire mais a signé, pas plus qu’il n’a d’ambition au barreau.

Sur recommandation de Rivière, un poste à la division diplomatique du Bureau international du travail à Paris lui est trouvé, d’où il peut, en 1925, créer et diriger une revue avec l’aide financière de Gallimard : La Revue juive. Que ne ferait pas son protecteur quand il « tient un auteur » ! Et le roman, les romans promis ? L’éditeur devra attendre huit ans pour que paraisse, non pas Rapides internationaux, mais Solal. Début d’une épopée mémorable…

Bon exemplaire ; couverture anciennement nettoyée.

#32337
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