De Homine figuris

Lugduni Batavorum [Leyde], Apud Petrum Leffen & Franciscum Moyardum, 1662.
1 vol. (160 x 210 mm) de [36] p. non ch., 121 p. ch., 1 f. bl. + 9 pl. hors-texte + 1 pl. Basane fauve, double filet à froid, dos orné (Reliure de l'époque).
Édition originale latine, très rare. L'édition fait l'objet, la même année, de deux tirages simultanés, l'un issu de l'imprimerie de Peter Leffen, l'autre de celle de Francis Moyard.Notre exemplaire fait partie de ceux imprimés par Moyard - le bon premier tirage - reconnaissable au fait que son nom apparaît avant celui de son confrère, et surtout à sa marque typographique représentant Apollon jouant de la lyre sous le laurier. Elle a été établie par Schuyl d'après une copie manuscrite du texte original français qui parut deux ans plus tard.

L’illustration se compose de 34 gravures sur cuivre, de 10 planches gravées hors-texte : la pl. n° 1, manquante a été remplacée par l’ajout d’un feuillet avec dessin de la planche à l’encre, selon l’originale, d’une main ancienne et sûre. Figurent également 23 gravures sur bois dans le texte et sept ornements (bandeaux, lettrines et culs-de-lampe).

La planche du coeur est bien complète de ses parties mobiles et, surtout, la petite volvelle mobile de la planche du cerveau est bien présente : elle est absente de l’immense partie des exemplaires.

Descartes avait achevé son texte dès 1633, mais la condamnation par l’Inquisition italienne de Galilée la même année pour la publication de son Dialogue sur les deux grands systèmes du monde fut fatale : craignant que sa vision matérialiste-mécaniste ne soit également considérée comme hérétique, Descartes se ravisa et ne fit pas publier ce traité de son vivant.

Quelque temps après la mort de l’auteur en 1650, des copies manuscrites circulèrent parmi ses amis et correspondants : la première publication est cette traduction latine, réalisée par Florentius Schuyl à Leyde. Il faudra attendre deux années supplémentaires pour voir une seconde version apparaître, celle-ci française, sous le titre du Traité de l’homme, éditée par Claude Clerselier, l’exécuteur littéraire autoproclamé de Descartes.

Ex-libris daté 1679 et ex-libris manuscrit du collège des Jésuites de Paris (sur le titre).

Garrison-Morton, 574 ; Guibert, 196, 1 Norman, I, 627 ; Tchemerzine, II, 798 ; Osler 931 ; Heirs of Hippocrates, 295.

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