Tartarin sur les Alpes

Paris, Calmann-Lévy, Edition du Figaro Editeurs, (30 novembre) 1885.
1 vol. (145 x 220 mm) de 334 p. et [3] f. Demi-chagrin rouge à coins, dos à faux nerfs orné, titre doré, tranches mouchetées (reliure de l'époque).
Edition originale. Elle est illustrée d'aquarelles par Aranda, de Beaumont, Montenard, de Myrbach et Rossi, en noir et en couleurs.

Chapatin, Barbarin ? Daudet hésita sur le nom de son héros. Il choisit d’abord celui de son cousin, lequel lui avait servi de modèle, puis, fâché avec lui, il pensa à « Barbarin », mais une personnalité de Montpellier portant déjà ce nom, il en modifia la première consonne : Tartarin fut enfin baptisé. Restait à décider de la ville natale du héros ; par assonance, Daudet choisit Tarascon : à peine sorti en librairie, le livre provoqua la colère des habitants qui attentèrent un procès en diffamation à l’auteur et la petite histoire ajoute, qu’en promenade dans les rues de la ville avec son ami Frédéric Mistral, Daudet fut accueilli par des jets de pierres. Sanguins, ces provençaux !

Tartarin dans les Alpes paraît quant à lui 13 an plus tard, d’abord en livraison dans Le Bon Journal, avant de paraître en volume dans cette édition, directement illustrée pour sa parution originale. Le manuscrit (ancienne collection Pierre Leroy, acquis en 2007 par la BnF) définit les grandes lignes du futur roman : les aventures de Tartarin alpiniste en Suisse, et le récit des deux ascensions : La Jungfrau, le Mont-Blanc.

Exemplaire de second tirage avec la vignette de la p. 330 remise à l’endroit.

Coins frottés.

Talvart & Place, 33.A; Vicaire III, 57.

#32031
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