Les Rois maudits

Paris, Plon/Del Duca, 1972-1978.
7 vol. (130 x 205 mm). Cartonnages rouges éditeur.
Première édition collective en cartonnage. Il s'agit du jeu conservé par son auteur et provient de la vente aux enchères de sa bibliothèque (Millon, 2021, n° 3), avec son ex-libris.

Neveu de Joseph Kessel, arrière-petit-fils d’Antoine Cros, le troisième et dernier roi d’Araucanie (aujourd’hui région du Chili) et arrière-petit neveu du poète Charles Cros, Maurice Druon reçoit en 1948 le prix Goncourt pour son roman Les Grandes Familles. Mais c’est avec la saga historique et littéraire des Rois maudits, fruit d’un travail d’atelier, qu’il gagne la célébrité. Au nombre des collaborateurs qu’il remercie dans sa préface, on relève les noms de Gilbert Sigaux, Matthieu Galey, Pierre de Lacretelle, José-André Lacour et Edmonde Charles-Roux.

Le principal fut sans aucun doute Georges Kessel, le frère de Joseph Kessel. Journaliste, il avait épousé en 1938 l’actrice Janine Crispin que l’on retrouvera en 1973 dans l’adaptation télévisée des Rois maudits.

Le titre de la série, il la doit à Joseph Kessel, lequel collabora également à la rédaction de plusieurs chapitres de la saga.

Citée en modèle absolu du roman historique par George R. R. Martin, l’auteur de Game of Thrones, la fresque de Druon s’ouvre au début du XIVe siècle sur le plus vaste procès dont l’Histoire ait gardé le souvenir : celui contre les Templiers. Jacques de Molay, le grand-maître de l’Ordre, meurt sur le bûcher en lançant sa terrible malédiction contre le roi de France, le pape et les grands du royaume : « Maudits, tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

Belle série complète de la nouvelle édition, publiée pour la parution du septième et dernier tome, Quand un roi perd la France

De la bibliothèque de Maurice Druon (ex-libris).

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