Les Rois maudits
Merveilleux exemplaire, offert tout au long de la parution des volumes à celle qui se mua d’une fidèle collaboratrice en épouse attentionnée.
vol. I : « Merci, chère Madeleine de toute l’aide que vous m’avez donnée pour cette nouvelle édition. Je vous embrasse, Maurice ».
vol. II : « Pour vous, chère Madeleine, sans qui [La Reine étranglée] ne serait pas ce qu’elle est devenue, dans sa robe tissée de neuf. Très affectueusement, Maurice ».
vol. III : « Pour Sainte Madeleine de Grenelle, patronne des correcteurs d’épreuves, consolatrice des écrivains en mal de révision, auxiliatrice des Rois Maudits, en signe de bonne fête, Maurice, 22 juillet 1966 ».
vol. IV : « Merci chère Madeleine qui m’avez si bien secondé pour apporter à [La Loi des mâles] de nécessaire « amendements ». Afffectueusement, tendrement, Maurice ».
vol. V : « Pour ma chère Madeleine qui fut de toutes les aventures de cette « Louve », première et seconde manière, her tender boss and grateful too, Maurice ».
vol. VI : « À vous, chère Madeleine, pour le grand « ouf » que nous poussâmes quand ce sixième Roi de papier fut achevé, en souvenir des quatorze mille pages d’épreuves nécessaires… sur le chemin du quai Conti. Tendrement, Maurice ».
Le dernier tome, paru en 1977, est l’un des rares 70 exemplaires en grands papiers de l’édition originale. Il est également envoyé à celle qui est maintenant sa femme depuis près de 10 ans : ce dernier volume contient cet envoi qui résume l’implication de Madeleine à l’aventure de cette épopée des Rois maudits : « Merci, merci, merveilleuse Madeleine ! Maurice, 20.II.77 ».
Née en Espagne dans une famille de souche paysanne du Sud-Ouest, Madeleine Mérignac est la fille d’un officier de la Légion d’honneur mort prématurément. Élevée dans la rigueur, elle reçoit une instruction exigeante à la Maison d’éducation des Demoiselles de la Légion d’honneur, avant de suivre une formation de secrétaire chez Pigier. Rapidement indépendante, elle vit modestement rue de Grenelle, à quelques rues de Maurice Druon.Elle rencontre ce dernier à la parution des Grandes Familles et devient sa secrétaire, dactylographiant ses manuscrits puis sa correctrice. Présente à chaque étape de la rédaction des Rois Maudits, elle en devient une collaboratrice discrète mais constante. Son nom figure du tome I au tome VI – performance qu’elle ne partage qu’avec Pierre de Lacretelle et Georges Kessel.
Elle devient au fil des ans sa confidente, puis sa maîtresse, suppléant Edmonde Charles-Roux dans le coeur de Druon. La relation devient officielle en 1967, quand il rentre à l’Académie française, et le couple se marie l’année suivante.
Excellent état, tous les volumes sont en premiers tirages de cette deuxième édition des Rois Maudits (pour les six premiers tomes), la première collective. C’est par ailleurs la première fois que nous rencontrons les jaquettes en service de presse, qui sont légèrement différentes de celles mises dans le commerce.

