Un des 200 premiers exemplaires hors commerce (n° 5).
Envoi signé : « À vous, chère Madeleine, en vous remerciant de tout ce que vous avez fait pour [Le Pouvoir] et son auteur… Avec encore un peu de lumière toscane pour éclairer mes tendres pensées. Maurice 31-1-65 ».
Conservés dans l'exemplaire : 23 f. manuscrits (sur papier bleu ou blanc) - notes et maximes qui lui serviront, telles quelles ou modifiées, pour la rédaction de son texte.
Publié en 1964, Le Pouvoir témoigne d’une réflexion nourrie de l’expérience, au moment où Maurice Druon – encore romancier et historien – est déjà sollicité comme homme public. Ce texte dense, volontiers critique, interroge les ressorts profonds de la domination : légitimité, morale, force, manipulation… Des thèmes qui annoncent, par leur gravité, les futures charges de Druon comme ministre ou académicien.
Cet exemplaire en est une version vivante, augmentée d’un précieux ensemble de 23 feuillets manuscrits : notes, maximes, fragments, pensées, aphorismes – autant de matériaux préparatoires à l’écriture du livre. Certains d’entre eux ont été repris dans l’ouvrage, parfois tels quels, d’autres sont restés inédits, réservés à la méditation privée ou à l’échange intellectuel entre proches. Par leur spontanéité et leur ton, ces feuillets forment le laboratoire discret d’un ouvrage important dans l’oeuvre de l’auteur, paru dans le sillage de ses chroniques politiques, alors qu’il est de plus en plus sollicité pour ses prises de position publiques.
La dédicace à Madeleine Mérignac, que Druon épousera peu après, témoigne de la place qu’occupait cette dernière dans l’élaboration de ses textes. Confidente, correctrice, inspiratrice – Madeleine fait partie intégrante de cette « lumière toscane » qu’il évoque dans son envoi, et qui fait probablement référence à un séjour partagé en Italie.








